OVPM

Sessions thématiques

Présentations

Mercredi, 20 juin, 9 h 15
Korston, session plénière

Qu’est l’économie du patrimoine?

Par David Throsby, Université Macquarie, Sydney
(Présentation en anglais, avec traduction simultanée dans toutes les langues du Congrès)

Les édifices patrimoniaux, les sites historiques et les secteurs culturels devraient être considérés comme des atouts dans le tissu urbain d’une ville – des atouts qui ont à la fois une valeur économique et culturelle. Ils contribuent à la valeur économique par le biais de leur potentiel commercial pour le tourisme et pour la réutilisation adaptive en espace d’habitation ou en espace commercial. Ils contribuent à la valeur culturelle par leur rôle permettant de créer des environnements urbains vivables et de fournir de l’enrichissement culturel dans les vies des résidents et des visiteurs. Cette présentation montrera comment l’économie peut aider à comprendre, à interpréter et à mesurer ces contributions au développement urbain, menant à des résultats durables en termes économiques et culturels.

David Throsby est professeur d’Économie à l’Université Macquarie à Sydney. Il est reconnu sur le plan international pour son travail dans l’économie des arts et de la culture. Ses récentes recherches ont porté sur la politique culturelle, la culture dans le développement économique, et l’économie de la conservation du patrimoine. Son ouvrage, Economics and Culture, publié par Cambridge University Press en 2001, a été traduit et publié en espagnol, en italien, en chinois, en coréen et en japonais.



Wednesday 20 juin, 9 h 45
Korston, session plénière

Comment faciliter le développement économique en fonction de la préservation du patrimoine et partager les retombées?

Par Mona Seregaldin, Université Harvard
(Présentation en anglais, avec traduction simultanée dans toutes les langues du Congrès)

Le développement durable entraîne des changements, mais il représente aussi le sentiment de continuité culturelle qui est nécessaire pour conserver un sentiment d’identité. Le développement et l’identité sont des concepts multidimensionnels qui comprennent des modèles d’éléments qui se renforcent mutuellement. La valeur attribuée à ces différentes dimensions ainsi qu’aux différents éléments du patrimoine varie grandement selon les acteurs, les intervenants et les gardiens, et ces points de vue évoluent avec le temps. Dans les pays développés, l’investissement dans la préservation du patrimoine est devenu un objectif stratégique du développement économique. Dans le monde en voie de développement, la mondialisation et l’évolution rapide des innovations technologiques tendent à freiner ces efforts, sauf en ce qui a trait aux attractions touristiques d’envergure.

L’expérience des villes qui se sont servi de la culture et du patrimoine comme moteur de développement économique fait ressortir les ingrédients clés du succès : un esprit d’entreprise, une reconnaissance que la préservation est la pierre angulaire de la valorisation durable, des stratégies opérationnelles reliées à la dynamique de la croissance régionale et urbaine, l’utilisation stratégique de l’investissement public en tant que mécanisme de stimulation, une démarche inclusive d’aide et un processus participatif, un effort soutenu pour maintenir l’équilibre social et un système de surveillance efficace.

Le partage équitable des retombées de la croissance doit être basé sur une évaluation réaliste de l’économie de la préservation du patrimoine pour favoriser l’investissement privé dans la valorisation, rejoindre les intervenants locaux, contribuer aux finances municipales et, ce qui est le plus important, favoriser la préservation du patrimoine lui-même.

Mona Seregladin est professeure adjointe de Planification urbaine à Harvard, où elle est membre de la Faculté depuis 1985. Elle compte plus de 30 ans d’expérience professionnelle et académique aux États-Unis et à l’étranger et elle a travaillé sur des projets parrainés par l’USAID, UNCHS/HABITAT, la Banque mondiale ainsi que par diverses fondations de l’Europe de l’Est, du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, de l’Afrique sub-saharienne, de l’Asie centrale, de l’Amérique latine et des Caraïbes. Le Dr Serageldin a élaboré de nouvelles approches pour la conception et l’implantation de projets qui reposent sur des méthodes de renforcement des capacités par le biais de la formation et de l’aide technique. Participant activement aux conférences nationales et internationales, ses recherches continues et ses nombreuses publications ont traité de questions de stratégies urbaines pour le développement économique, de la planification stratégique, des partenariats entre le secteur public et le secteur privé, du développement des petites entreprises et du micro-crédit ainsi que des approches communautaires pour le logement et le développement économique.



Jeudi, 21 juin, 9 h 15
Korston, session plénière

Comment gérer les pressions du développement dans les sites du patrimoine urbain

Par Eduardo Rojas, Banque interaméricaine de développement
(Présentation en espagnol, avec traduction simultanée dans toutes les langues du Congrès)

La réussite du développement économique des sites du patrimoine urbain entraîne des coûts importants. La croissance des activités économiques requiert des espaces et des services dans le site ainsi que des pressions pour en obtenir. Il y a de nombreux exemples d’impacts négatifs, par exemple : les espaces publics perdent leur caractère lorsqu’il y a introduction de moyens de transport modernes; des édifices patrimoniaux sont détruits ou modifiés de façon grotesque pour faire place aux espaces commerciaux, aux espaces de bureau ou aux espaces résidentiels; et de nouveaux édifices dans des terrains vagues ne s’intègrent pas dans l’ensemble dans la nature du site, soit par leurs matériaux soit par leur conception. Le succès économique mène souvent à des rénovations qui chassent les résidents d’origine et les utilisateurs des sites patrimoniaux; en retour, cela crée des tensions sociales et une perte d’appui politique en faveur des activités de préservation et de développement du patrimoine.

La gestion du développement économique des sites patrimoniaux urbains requiert une intervention gouvernementale poussée. Il y a une abondance d’instruments techniques, y compris des mesures incitatives, économiques et opérationnelles ainsi que des outils de commande et de contrôle qui peuvent aider à prévenir les résultats négatifs d’un développement non réglementé. Toutefois, une gestion efficace des sites patrimoniaux urbains n’est possible que s’il y a un large consensus en ce qui a trait aux valeurs du site patrimonial et aux pertes économiques que la collectivité est prête à assumer pour les préserver. On doit éviter des résultats extrêmes, comme la destruction endémique des valeurs patrimoniales qui est observable dans des sites laissés à eux-mêmes ou le gel du développement qui accompagne habituellement les efforts complets et inflexibles de préservation. Un ensemble d’objectifs de préservation et de développement bien équilibrés et approuvés par tous les intervenants constitue le meilleur fondement du cadre juridique et institutionnel des plans de préservation et de développement ainsi que pour l’application judicieuse des instruments de gestion disponibles. Un tel consensus est habituellement le résultat de négociations politiques complexes qui met à l’épreuve les compétences de leadership des maires, des représentants élus et des dirigeants locaux.

Eduardo Rojas est spécialiste en développement urbain au sein de la Banque interaméricaine de développement. Ses responsabilités actuelles comprennent la formulation de politiques et de stratégies ainsi que la recherche et la diffusion des meilleures pratiques dans le secteur urbain. Il œuvre aussi à titre de chef d’équipe et de conseilleur d’équipes de projet dans l’évaluation du développement urbain innovateur, des finances municipales, de l’habitation et des prêts pour la préservation du patrimoine urbain. Avant de joindre la Banque, il a travaillé au sein du Département du développement régional de l’Organisation des états américains et à titre de professeur adjoint de planification urbaine dans le Programme de maîtrise en études urbaines à l’Université catholique du Chili. Il est l’auteur de plusieurs livres, il écrit régulièrement dans les revues techniques et il est conférencier invité dans les universités européennes et américaines. Il a un diplôme en architecture de l’Université catholique du Chile, un M.Phil. en planification urbaine et régionale de l’Université d’Edimbourg, une maîtrise en administration avec concentration en finance de l’Université Johns Hopkins, ainsi qu’un diplôme en gestion environnementale du Centre d'Études Industrielles à Genève, en Suisse.



Thursday, 21 juin, 9 h 45
Korston, session plénière


Quels genres d’outils pratiques peuvent être utilisés pour atteindre les objectifs d’améliorer à la fois le patrimoine et l’économie dans les villes historiques?

Par Jean-Louis Luxen, Culture, Patrimoine et Développement international
(Présentation en français, avec traduction simultanée dans toutes les langues du Congrès)

Cette présentation portera sur des façons de mobiliser des fonds additionnels (publics et privés) pour la conservation; le type de dépenses dont il doit être tenu compte; le rôle des autorités publiques; les outils fiscaux et administratifs disponibles; et la pertinence de diverses mesures selon le type de dépenses.

Jean-Louis Luxen détient un doctorat en droit de l’Université de Leuven et a été un fellow diplômé de l’Université de Standford. Il est actuellement président de la Culture du Patrimoine et du Développement international ASBL basée à Bruxelles. Il était précédemment l’administrateur général du Département d’Éducation et de la Culture dans la Communauté française de Belgique. Il est aussi un professeur et un membre du conseil de l’Université de Leuven. Il travaille dans le domaine de la préservation du patrimoine depuis 1973, à l’avant-garde aux niveaux national et européen. Il est devenu Secrétaire général d’ICOMOS en 1993 et il a été chargé de l’élaboration de rapports importants pour des organisations internationales, comme le Conseil de l’Europe. Il a aussi été l’Officier de liaison d’ICOMOS pour l’implantation de la Convention du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il travaille actuellement à la promotion de projets culturels et de développement au sein d’organisations non gouvernementales.



Groupes de discussion

Mercredi, 20 juin, et jeudi, 21 juin, 10 h 45 – 12 h 30
Korston, session en petits groupes


(une langue par groupe, aucune traduction simultanée)

Tout de suite après les conférences, les participants seront divisés en groupes selon une des cinq langues suivantes : l’anglais, l’espagnol ou le français (les trois langues officielles de l’OVPM), ou le russe et le tatar (les langues principales associées à la ville hôte).

Des animateurs mèneront les discussions de groupe et favoriseront l’échange d’idées et d’expériences entre les participants. Des rapporteurs pour chacune des cinq langues recueilleront les conclusions auxquelles les participants seront arrivées au cours de ces discussions et, lors de la session récapitulative du Congrès, des rapporteurs généraux feront rapport devant la session plénière de ces conclusions et de leurs implications.

Groupe anglophone :
Modérateur : Jeff Cody
Rapporteur : Dino Bumbaru

Groupe francophone :
Modérateur : François Leblanc
Rapporteur : Christian Ost

Groupe hispanophone :
Modérateur : Claudia Cancino
Rapporteur : Alfredo Conti

Groupe russe :
Modérateur :
Rapporteur :

Groupe tatar :
Modérateur :
Rapporteur :